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  • Travail virtuel

    Peu de gens s'en rendent encore compte, mais une nouvelle technologie s'apprête à changer notre quotidien : c'est la réalité virtuelle. Mercredi dernier, un incentive à Trouville en Normandie m'a en effet permis de goûter enfin à cette technologie, et je dois admettre que le résultat dépassait toutes mes espéranes en la matière : c'était vraiment épatant. Moi qui étais convaincu jusqu'alors que ces casques n'allaient pas trouver leur public, je reconnais que je me suis lourdement trompé. Depuis cette soirée, il me semble évident que nous assistons à une évolution qui sera aussi capitale que l'arrivée d'internet dans notre quotidien ! Bien sûr, ça va être une révolution sans précédent dans le jeu vidéo : cette évolution va moderniser les fondements même du gaming. J'ai laissé mes manettes prendre la poussière quand j'ai eu moi-même des enfants. L'on n'a plus beaucoup de temps pour soi, lorsqu'on a des enfants en bas âge. Et quand ils ont finalement grandi, les jeux vidéos sont un souvenir trop lointain pour qu'on y revienne. Mais maintenant qu'il y a la réalité virtuelle, je pourrais bien me relancer dedans dans un avenir proche (quand la technologie sera plus autonome et comptera un peu moins de câbles, cependant). Je pense qu'il faut vraiment avoir fait l'expérience d'un de ces casques pour comprendre combien la réalité virtuelle change la donne. Pas mal de mes collègues ne s'étaient même jamais mis aux jeux vidéo. Et pourtant, je peux vous certifier que chacun d'entre eux s'est laissé prendre au jeu. Et eux aussi commencent à lorgner vers cette technologie. Le sentiment d'immersion qu'on éprouve avec un casque est purement et simplement sublime ! A mon sens, cette révolution va aller largement au-delà du jeu vidéo. D'ici peu, j'imagine que pas mal d'employés travailleront avec ces casques. Il sera ainsi très facile d'organiser des conférences virtuelles et de réunir en un lieu virtuel des personnes se trouvant à l'autre bout du monde. Nous pourrons nous voir les uns les autres. Si vous passez comme moi votre vie dans un avion, vous imaginez le gain de temps et de productivité ! Je ne sais pas pour vous, mais il me tarde de voir cette révolution prendre place dans notre quotidien. J'ai bien apprécié le futur que m'a montré cet incentive en Normandie. Je vous mets d'ailleurs en lien l'agence qui l'a animé, si vous voulez voir le genre de soirée qu'elle organise.

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  • La Grèce seule face aux migrants

    Principale entrée des réfugiés en Europe, le plus grand port de Grèce est en train de devenir une impasse géante. Depuis l’accord conclu entre Bruxelles et Ankara, qui institue le renvoi des migrants en Turquie, la déception y côtoie désormais l’angoisse. La Grèce se retrouve bien seule à devoir gérer cette crise pourtant européenne… Pour aider la Grèce à accueillir les migrants qui continuent de s’échouer sur ses côtes, l’Europe a promis de nouveaux moyens. « 2 300 personnes, dont des traducteurs, des juges, des douaniers », « 1500 experts en droit d’asile », « 600 spécialistes de la sécurité » devaient notamment être envoyés en renfort. Le processus de retour des migrants va par conséquent être mis sur « pause »pendant au moins 15 jours, le temps de pouvoir traiter leurs demandes, a annoncé mercredi 6 avril le ministre grec aux Affaires Européennes, Nikos Xydakis. Prise en étau, la Grèce, déjà étranglée par l’austérité, s’organise. De l’Europe, elle ne recevra que 300 millions d’euros d’aide. Rien que depuis le début de l’année, ils sont pourtant près 150 000 migrants à avoir atteint les côtes hellènes. Parmi eux, 50 000 migrants (Syriens, Afghans et Irakiens essentiellement) seraient toujours sur le sol grec.

  • La domination bancaire

    La crise économique qui s’est déclenchée en 2008 était prévue depuis longtemps par de nombreux économistes, notamment à cause de la bulle financière liée à la spéculation. Mais concernant les dérives de l’économie capitaliste, la responsabilité des banques, de la dette et des paradis fiscaux est à la fois plus profonde et plus ancienne qu’on ne l’évoque généralement. Au cœur de l’Etat et de la gouvernance économique et politique, domine le pouvoir financier de manière légale, mais aussi parfois sous des formes illégales et souvent peu démocratique. Dans le cadre de cet article nous allons exposer différents mécanismes centraux du pouvoir des banquiers sur le monde. Les banques et les paradis fiscaux, sont des accélérateurs de la gouvernance néolibérale. Cette dérégulation vient alors renforcer les délits politico-financiers, du fait de la carence et de la dissolution des règles de contrôle. La dette, en particulier celles des PED, est un instrument de domination des pays riches sur les PED. Tandis que la privatisation du pouvoir de création monétaire par les banques privées, conduit à un vol l’égal d’un bien public. Les banques et les propriétaires des grandes banques (Rockefeller, Rothschild, Morgan, City Group, Goldman Sachs…) représentent un des pivots du pouvoir mondial. D’une part parce que ces propriétaires disposent de sommes énormes. Le magazine Forbes décomptait 1 125 milliardaires en 2008 (Kroll, 2008) [2]. Au classement Forbes de 2005, Bill Gates était l’homme le plus riche du monde avec 46,5 Mds $ et Warren Buffet 44 Mds $. La fortune des plus grandes banques dépassent largement celles des plus riches individus, puisque la fortune de City Group était de 10 fois supérieure à celle de Bill Gates et celle de la Bank of America l’était de 16 fois. On trouvait au classement Forbes2005, cinq banques, dont Citigroup (484,10 Mds $ d’actifs), Bank of America (776,42 Mds $ d’actifs), puis HSBC, ING Group et UBS. Ceci leur permet d’acheter potentiellement absolument, tout ce qui peut servir leur objectif de puissance : entreprises, médias, biens divers et ce jusqu’à corrompre si besoin est les dirigeants politiques, qui sont susceptibles de se laissent soudoyer. Les flux financiers illégaux et massifs dans les paradis fiscaux Les paradis fiscaux et les chambres de compensation (Clearstream) sont un instrument majeur de la corruption politique et de la spoliation économique des citoyens. Les estimations concernant l’importance des capitaux licites ou illicites drainés par les paradis fiscaux sont assez difficiles à établir. On estimait, en 2000, que les capitaux, détenus hors frontières, s’élevaient à plus de 5 000 milliards de dollars, soit 54% des capitaux mondiaux (EAEF, 2001) [3]. De son côté, le FMI estimait, en 2003, que 50% des flux de capitaux passent dans les places off-shore, que circule dans le monde entre 600 et 1 500 milliards/an d’argents sales, que le blanchiment représente 5% du PIB mondial. Selon l’office des Nations unies pour le contrôle des drogues et la prévention du crime, en 1999 ; 50% des 4 800 Mds de francs annuels dégagés par l’ensemble des activités criminelles du monde (trafics de drogue, prostitution, fausse monnaie…) seraient blanchis dans les paradis fiscaux (ODCCP, 2000) [4]. Pour la France, le conseil scientifique d’Attac France mentionnait qu’en 1999, 350 milliards de dollars étaient blanchis pour être réinvestis dans l’économie légale. Il évaluait ainsi un manque à gagner pour les caisses des États de plus de 300 milliards d’euros auxquels s’ajoutent la fraude et l’évasion fiscale. Ces dernières représentaient, en 2003, environ 50 milliards d’euros pour la France, c’est-à-dire 17% du budget de l’État soit l’équivalent du déficit budgétaire (Attac, 2004) [5]. Pour les PED (pays en développement), l’évasion fiscale conduit à un manque à gagner dans les recettes fiscales de 50 milliards de dollars. L’équivalent de l’APD annuelle de l’ensemble des pays de l’OCDE. La quasi-totalité des grandes banques et entreprises européennes ou américaines a ouvert des succursales dans des paradis fiscaux. C’est par exemple le cas de la BNP Pari­bas, présente aux Bahamas et aux îles Caïman, idem pour le Crédit Agricole,la CIC, le Crédit Lyonnais, Natexis Ban­que Populaire, la Société Générale, etc. Total réalise la plus grande partie de ses bénéfices dans des filiales enregistrées aux îles Bermudes et autres terri­toires off-shore, etc. (Foutoyet, 2005). Contrairement aux idées reçues, les paradis fiscaux ne sont donc pas un « sous­ système » à la marge de la machine économique : ils en sont l’un des roua­ges. En effet, on estime que plus de la moitié des transactions financières internationales transite par les para­dis fiscaux. Les paradis fiscaux facilitent donc : - l’évasion fiscale, la limitation du système fiscal, - le blanchiment de l’argent sale, - les opérations occultes, - le secret bancaire, - l’immunité judiciaire, l’absence de coopération judiciaire internationale sous la responsabilité et l’accord du G8, -C’est un accélérateur de la criminalité grâce au blanchiment de l’argent lié au trafic de drogue, à la prostitution, à la fabrication de fausse monnaie, au racket… Les sociétés-écrans sont des instruments utilisés contre la transparence démocratique. Une société-écran est une pseudo-entreprise qui cache son véritable propriétaire par l’utilisation de prête-noms. Elle est très uti­lisée la fraude fiscale. Selon l’office des Nations unies pour le contrôle des drogues et la prévention du crime, les paradis fiscaux abri­teraient quelque 3 millions de sociétés-écrans. (ODCCP, 2000) [6]. Les détournements et le blanchiment par les banques grâce aux paradis fiscaux En 1991, le scandale international de la BCCI (Bank of Crédit and Commerce International), conduit à sa fermeture par la justice, a montré la liaison pouvant exister entre le trafic de drogue, le terrorisme, la haute finance et les services spéciaux. Enregistrée au Luxembourg, la BCCI recueillait pêle-mêle les comptes d’Abou Nidal, de Saddam Hussein, du général Noriega, des services de la CIA et des sociétés liées au trafic international de la drogue, du marchand Kashoggi, entre mille autres places de même nature. Des connexions apparaissent entre ben Laden (héritier multimillionnaire d’une grande famille saoudienne) et la BCCI. Ces pratiques litigieuses ont creusé un passif de 13 milliards de dollars (Verschave, 2003).4