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Mon baptême de pilotage

Cannes, vendredi dernier, 11 heures. Non, ce n'est pas le début d'une nouvelle scène de La cité de la peur. Quoique. Le moment promet son lot de peur et d'images cocasses. Le casque rivé sur la tête, la ceinture sanglée, les pieds sur les palonniers, j'attends le feu vert. Je ne suis pas à bord d'une voiture, mais à bord d'un Cessna 152 et me prépare à opérer mon premier vol en tant que pilote. Greg, mon pilote-instructeur, semble détendu. Il faut dire qu'il a l'habitude de ce genre de scène, avec ses milliers d'heure de vol au compteur. Je tente de me remémorer tous les conseils qu'il m'a prodigués pendant le cours théorique. C'est à ce moment que la tour nous fournit l'autorisation de décoller. Les mains moites, j'effectue le roulage pour placer l'avion à l'extrêmité de la piste. On y est, plus moyen de reculer, sauf à devoir repartir la queue entre les jambes. Ce qui est évidemment hors de question. Le ridicule ne tue pas mais il fait pire. Greg lève le pouce pour me signaler qu'on va y aller. Heureusement, c'est lui qui se chargera du décollage. Je maintiens mes mains sur le manche (nous en avons chacun un, dans cet appareil de formation) pour voir (ou sentir) comment il procède. L'on met finalement les gaz et l’avion fonce rapidement à une petite centaine de km/h ; Greg tire tranquillement sur le manche et incline le nez à 15 degrés. Un instant plus tard, notre avion monte dans le ciel. Une sensation extraordinaire. C'est l'instant le plus renversant, à mon sens, car la proximité du sol qui défile permet de rendre compte de notre vitesse. Mais nous nous élevons prestement en altitude et la sensation de vitesse disparaît avec la piste. Greg me confie les commandes avec un sourire. Ca y est : je suis autonome, désormais. Dès les premières secondes, je suis sidéré par la simplicité avec laquelle l'appareil se pilote. Je m'attendais à quelque chose de plus complexe, alors que le pilotage est au final très intuitif. A 600 mètres d'altitude, je devrais en profiter pour jouir du décor (ce que je vais regretter de ne pas avoir fait, d'ailleurs : ne faites pas la même erreur si vous passez un jour votre baptême de pilotage). Mais malheureusement, je suis trop occupé à garder le cap. Je prends mon rôle très au sérieux. Soudain, mon co-pilote me signale que c'est le moment d'effectuer la boucle du retour. Je cligne des yeux, étonné. C'était tellement intense que je n'ai pas du tout vu les 20 minutes passer ! Je pense déjà renouveler cette expérience sous peu. Et, promis, cette fois, je penserai à profiter de la vue. Davantage d'information sur ce pilotage avion en suivant le lien.

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