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Sur le carreau - Page 3

  • Les technologies pour l’espace

    La réalisation d’un programme d’exploration suppose la maîtrise de nombreuses techniques et technologies telles que les technologies EDLS (Entry, Descent and Landing System), y compris la rentrée pilotée, l’aérofreinage et l’aérocapture, les techniques de rendez-vous en orbite, les Planetary Ascent Vehicles (PAV), la production et le stockage d’énergie (y compris nucléaire), le support vie, les technologies de recyclage des déchets, de l’air, de l’eau, la propulsion (voir ci-dessous). Après avoir établi une cartographie de ses compétences et spécificités, l’Europe devra se doter d’un programme de R & D à la mesure de ses ambitions, incluant des démonstrations technologiques en vol. Une mission automatique de retour d’échantillons constituerait une étape technologique importante de l’exploration de Mars. Mars Sample Return pourrait être précédée de démonstrateurs permettant de valider les phases critiques de la mission, le PAV, le rendez-vous et la capture en orbite, et la capsule de rentrée à grande vitesse. La question de la propulsion est particulièrement importante. Il faut souligner que la problématique d’accès à l’espace est très différente selon qu’on se limite à l’orbite basse ou qu’on vise des missions au-delà de l’orbite basse. Pour échapper à l’attraction terrestre, les moyens de propulsion conventionnels (chimiques), de taille et performance bien représentées sur Ariane 5, resteront probablement irremplaçables, de même que pour se mettre en orbite autour d’une autre planète ou quitter sa surface. En revanche, les phases de croisière interplanétaire, aujourd’hui essentiellement balistiques, pourraient utiliser des dispositifs à poussée continue électrique (à source d’énergie solaire ou nucléaire) afin de raccourcir la durée des transits et de s’affranchir dans une large mesure des contraintes liées aux créneaux de lancement interplanétaires. Qu’elle soit habitée ou robotique, l’exploration est une réalité tangible pour l’industrie spatiale. Elle est porteuse de développement de compétences, d’innovation, de nouvelles technologies aux multiples retombées socioéconomiques (gestion des écosystèmes – eau, déchets, etc. –, téléchirurgie, miniaturisation, etc.), génératrice d’emplois très qualifiés et elle constitue une remarquable école de gestion de grands projets.

  • Andorre avec les potes

    En principe, j'exècre tout ce qui se rapproche d'un voyage de groupe. Cependant, dernièrement, j'en ai effectué un qui m'a fait découvrir Andorre. Et je dois dire que j'ai bien apprécié l'expérience. Bien sûr, il ne s'agissait pas d'un voyage avec un groupe d'une cinquantaine de personnes (je commettrais probablement un meurtre au bout de deux jours dans de telles conditions). Là, nous étions un groupe de 8 personnes, de tous âges, et si chaque déplacement s'effectuait bien en minibus, l'organisation était faite de manière à ce que chacun puisse passer la journée loin du groupe. Cette liberté fait que pour finir, j'ai fortement apprécié le séjour. Une fois n'est pas coutume, je n'ai pas eu à tout gérer et organiser : le circuit, le logement, ou les horaires de visite. Pour autant, nous avons quand même pu explorer chaque site de notre côté, sans jamais être asphyxiés par la vie de groupe. Je peux jouer les ermites, par moments, mais curieusement, je n'ai pas souffert de la cohabitation lors de ce voyage. Quand nous avons été amenés à voyager ensemble, ça s'est bien passé. Ma femme et moi avons même pris les coordonnées d'un autre couple avec qui nous avons sympathisé au moment des repas. Je ne sais absolument pas si nous les appelerons (les amitiés qui naissent durant un voyage ont habituellement tendance à se dissoudre dès qu'on sort du cadre du voyage), mais le simple fait que nous ayons voulu échanger nos coordonnées indique combien cela s'est, dans l'ensemble, bien passé. Attention, je ne prétends pas non plus que le groupe tout entier a été un enchantement. Il y avait par exemple parmi les participants deux quadras bien aigris. Je crois que chaque membre du groupe a réfléchi à un moment donné au bonheur qu'il y aurait à rejouer le crime de l'Orient-Express avec eux dans le rôle des victimes. Mais c'est bien l'unique désagrément de ce voyage, parce que hormis ça, le reste du séjour s'est très bien passé. En tout cas, si vous n'avez jamais tenté ce genre d'aventure, je vous invite à essayer ! Voilà le site de l'agence qui s'est occupé de ce voyage, si vous voulez voir à quoi ça ressemble. Pour en savoir davantage, je vous recommande la lecture du blog sur cette expérience de voyage groupe en Andorre qui est très bien fait sur ce thème.

  • Quand le féminisme déraille

    Dans un long texte publié sur un site proche des milieux anarcho-libertaires, ce groupe de femmes justifie leur action par une «envie de revanche» contre la société, et entendait s’attaquer «aux individus» plutôt qu’à la fonction de gendarme. Elles entendaient s’attaquer «aux individus qui portent l’uniforme» plutôt «qu’à leur fonction». Un groupe de femmes a revendiqué ce mercredi sur un site proche des milieux anarcho-libertaires l’incendie criminel qui a visé la brigade de gendarmerie de Meylan, en Isère, dans la nuit du 25 au 26 octobre. Dans un long texte dont la mise en ligne a été révélée par le Dauphiné Libéré , ces femmes affirment «lutter contre le sexisme» et «contre le genre» et expliquent leur action par une «envie de revanche». «Nous ne voulons pas rester dans la position de victimes dans laquelle la société voudrait nous placer en nous reconnaissant comme meufs», déclarent-elles avant de détailler la façon dont elles disent avoir procédé. Elles expliquent notamment avoir cadenassé l’accès au parking de la gendarmerie, notamment pour «faire une blague aux pompiers», et utilisé dix litres d’essence. «Nous avons ciblé les voitures privées des flics, au détriment des quelques sérigraphiées, parce qu’on avait envie de s’attaquer» à «leurs biens personnels [plutôt] qu’à leurs outils de travail», ajoutent-elles. Une source proche de l’enquête n’a pas souhaité faire de commentaires. L’incendie avait détruit quatre voitures et une moto dans l’enceinte de la gendarmerie, sans se propager au bâtiment d’habitation voisin, noirci par les fumées. Le procureur de la République de Grenoble, Jean-Yves Coquillat, avait cependant jugé «particulièrement inquiétant» que les gendarmes et leurs familles aient été «directement visés». «On n’est pas passé loin d’un drame», avait assuré le magistrat