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Sur le carreau - Page 5

  • Je vais te motiver

    C'est quelque chose qui me contrarie continuellement, dès que certains chefs d'entreprise m'expliquent comment ils font leur challenge commercial. Pour ceux-là, ce dernier se borne à remonter le chiffre d'affaires. Et il mène certes, quand il est parfaitement programmé, une reprise manifeste du chiffre d'affaires. Pourtant ce n'est au final que l'un des atouts qu'il procure. D'autres sont selon moi tout aussi substantiels. Ce type de campagne sert tout d'abord à booster la motivation de ses collaborateurs. La dotation à gagner n'est pas le seul objectif. Les participants ont aussi soif de reconnaissance, et le challenge est un moyen de reconnaître leur participation. Le challenge commercial excite également un esprit de compétition. Les commerciaux ont tendance à s'affronter les uns les autres et mesurer leurs ventes. Le challenge leur donne une arène où développer cette aptitude. Et les meilleurs motivent les autres élements à faire de leur mieux. C'est donc un moyen efficace de tirer ses co-équipiers vers de nouveaux sommets. Toutefois le bénéfice le plus perceptible du challenge commercial se trouve dans la dynamique qu'il instaure. L'opération est un instrument pour inciter des individus à briller. Et cette ardeur ne cesse pas à la conclusion de l'opération. Trois raisons expliquent la démotivation des salariés d'une société: le manque de reconnaissance, la rémunération considérée insuffisant, et le manque de reconnaissance. Et le challenge économique résoud ces trois paramètres de façon efficace. Mais pour réaliser son objectif, un challenge commercial se doit d' respecter quelques règles de bon sens. Et je reste souvent abasourdi de voir que celles-ci ne sont pas toujours observées. En premier lieu, l'on doit opter pour des cadeaux qui incitent les équipes à briller. La plus grande partie du budget du challenge doit en théorie y être voué. Ensuite, il faut fournir ces prix à environ 30 % de la population participante. En deçà, l'exaspération surpasse le bienfait. Et bien sûr, l'objectif doit être accessible. Quand on prend en considération ces quelques principes , le challenge commercial aura une chance de remplir ses objectifs. Mais si l'opération est édifiée à la va-vite, cela peut apporter un effet inverse à celui qu'on visait. En savoir plus en suivant le lien sur le site de l'organisateur de ce challenge commercial.

  • 7 millions de migrants

    Selon le journal allemand Bild, sept millions de migrants potentiels se sont concentrés à proximité immédiate de l'Union européenne et attendent de pouvoir entrer sur son territoire. Le journal a pris connaissance d'un rapport des renseignements allemands témoignant de l'augmentation du nombre de réfugiés potentiels, dont la majorité est originaire d'Afrique tropicale. Selon ces informations, en janvier 2017 le nombre de migrants potentiels était encore estimé à 5,9 millions. Les processus migratoires sous-jacents en Libye, en Algérie, en Tunisie, au Maroc et au Moyen-Orient ont poussé à revoir cette estimation à la hausse de 12%. L'enquête de Bild a été partagée par Die Welt et le britannique Daily Mail. Pendant ce temps, des groupuscules d'extrême-droite ont l'intention de patrouiller en Méditerranée à bord de leurs propres navires pour attraper des clandestins et les ramener dans leur pays. Les dirigeants du G7, dont le sommet s'est déroulé en Sicile du 26 au 27 mai, n'ont remarqué aucun bateau de migrants près de l'île. Comme le rapporte le journal Corierre della Sera, les autorités italiennes avaient interdit le débarquement de migrants pendant le déroulement de cette rencontre. En réalité, cette île italienne au sud de l'Europe se trouve sur l'itinéraire du plus puissant flux migratoire vers l'UE. Selon les informations officielles, le nombre de réfugiés arrivés en Italie par la mer a augmenté cette année de 45% par rapport à 2016. D'après Bild, plus de 2,5 millions de migrants potentiels sont concentrés en Afrique du Nord, dont la grande majorité opte précisément pour la route maritime qui mène en Italie. Près d'un million de réfugiés ont trouvé un asile provisoire en Libye, pays qui traverse une longue période d'instabilité politique. Les autorités italiennes veulent s'entendre directement avec Tripoli pour retenir les migrants africains. Cette politique nécessite d'importantes dépenses et l'Italie est prête à payer, mais les autorités libyennes qui ne contrôlent qu'une partie de la côte n'arrivent pas à faire barrage à tous les migrants. Les accords entre l'Europe et les autorités des pays d'Afrique du Nord ont entraîné une conséquence inattendue: les migrants venus des profondeurs du continent et les Arabes autochtones sont désormais des deux côtés des barricades. Selon les militants des droits de l'homme, en Libye les garde-frontières tirent en l'air pour intimider les migrants voulant se rendre en Europe. Au parlement marocain, le député Mohamed Adal a déclaré que les villes de son pays étaient "polluées par les migrants de l'autre côté du Sahara". Sur les réseaux sociaux du royaume on entend de plus en plus de menaces des Arabes envers les ressortissants d'Afrique équatoriale. La tension entre les migrants et les habitants locaux se fait sentir désormais de l'autre côté de la frontière de l'UE. D'après le programme de campagne de l'Union chrétienne-démocrate (CDU) d'Angela Merkel, la priorité de l'Allemagne devrait être de renvoyer les migrants clandestins en Afrique, d'où ils viennent. La chancelière allemande espère conclure des accords avec plusieurs pays d'Afrique, similaires à celui que Berlin a passé avec la Turquie. D'après cet accord de 2016, Ankara accepte d'accueillir sur son territoire des réfugiés en échange d'une aide financière et de la perspective d'une levée du régime de visas avec l'UE. Berlin espère qu'il sera possible de "sauver" les migrants au milieu de la Méditerranée pour les renvoyer en Afrique du Nord. Les organisations internationales s'opposent à cette décision. Selon l'Onu, les camps d'accueil de réfugiés créés en Libye proposent des conditions de vie effroyables. De plus, l'aspect juridique a de l'importance: conformément à la convention de Dublin, le retour des réfugiés n'est possible que si leur pays d'origine est "stable". Ce qui n'est pas le cas de certains pays au sud de la Méditerranée. Sur ce fond, les nationalistes européens ont créé l'ONG Defend Europe pour intercepter les navires de migrants en Méditerranée et renvoyer "poliment" les migrants illégaux. "Nous préparons une grande opération de sauvetage en Méditerranée, une opération de sauvetage de l'Europe", indique la page du mouvement, qui pourrait devenir un projet nationaliste paneuropéen. Les combattants contre les migrants sont convaincus que le sauvetage des migrants "ne peut pas être confié aux ONG car elles seraient de mèche avec les naufragés". Le site nationaliste rapporte des histoires sur des naufrages organisés en mer — à proximité de l'endroit où les sauveteurs avaient préalablement envoyé un bateau. La crainte des autorités européennes face à l'ampleur de la vague migratoire est illustrée par une curieuse conversation qui a eu lieu, d'après la revue suisse Les Observateurs, entre le commissaire européen Dimitris Avramopoulos et le représentant chinois Guo Shengkun. L'Européen chargé de surveiller la migration a exigé du fonctionnaire chinois qu'il cesse la vente par le site Alibaba de bateaux gonflables utilisés par les migrants clandestins. Cette marchandise chinoise se vend effectivement très bien — elle est même devenue célèbre sous le surnom "bateau gonflable pour les réfugiés". La réaction de la partie chinoise à une telle ingérence de la politique dans l'économie reste inconnue. Pendant ce temps, le président du Parlement européen Antonio Tajani effraie les Européens en évoquant de nouvelles vagues de migration dans un avenir très proche. "Si nous n'arrivons pas à régler les problèmes fondamentaux des pays d'Afrique, d'ici 10 ans nous aurons 10, 20 et même 30 millions de migrants d'Afrique", déclare Tajani.

  • La durabilité du développement

    la recherche d’une prise en compte équilibrée des différentes dimensions du développement durable (environnementale, économique, humaine et sociale) est particulièrement délicate compte tenu de la situation économique et humaine des pays en développement. Dans un cadre de ressources limitées au niveau macroéconomique, la question posée à l’économiste du développement est de savoir s’il convient de procéder à des choix dans les priorités accordées aux différentes dimensions. Par exemple, la sortie de la pauvreté des populations les plus démunies (dimension humaine) pourrait être considérée comme prioritaire par rapport au développement économique ou à la non dégradation de l’environnement. Cependant il est difficile d’accepter une dégradation environnementale supplémentaire si elle rapproche le capital naturel d’un seuil de dégradation irréversible. De plus, même si de tels dilemmes venaient à être solutionnés, cette question est loin de se résumer à un simple arbitrage budgétaire et/ou politique entre différentes priorités (même si les plans d’ajustement structurel des années 1980-1990 ont semblé suivre cette voie restrictive, en favorisant les équilibres macroéconomiques au détriment du développement humain). En effet, les relations entre les différentes dimensions du développement durable sont complexes, car ces dimensions exercent une influence les unes sur les autres. On sait encore peu de choses, par exemple, sur les effets réciproques de l’environnement et du développement humain et social, même si l’on reconnaît que ces effets dépendent du niveau initial d’actif atteint par chacune de ces dimensions. On sait également peu de choses sur les relations entre le développement humain strict (santé, éducation…) et le développement social, même si l’on admet que ces deux composantes ne peuvent être étudiées indépendamment, car les actifs individuels ne sont évaluables que dans un contexte social donné. 8 En fin de compte, l’ambition des objectifs du développement durable se trouve confrontée, sur le terrain des pays en développement, à la difficulté d’améliorer simultanément et significativement le niveau de chaque dimension. Vaut-il alors mieux privilégier l’une ou l’autre dans un premier temps ? 9 Les remarques précédentes suggèrent que cela n’est pas aussi simple, puisqu’en jouant sur une dimension on modifie potentiellement la situation au sein des dimensions voisines. Nous proposons, dans la partie suivante, de préciser ce problème des relations entre les dimensions du développement durable.